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Mai 2018

ACTUALITÉS

Lucien Miara

UN ENGAGEMENT POUR L'ETANG DE BERRE : INTERVIEW DE LUCIEN MIARA, PRÉSIDENT DU CRÉDIT MUTUEL MÉDITERRANÉEN

En tant que président du Crédit Mutuel Méditerranéen, vous soutenez le projet d'inscription de l'étang de Berre au patrimoine mondial. Mais vous êtes surtout allé au-delà de ce soutien en vous engageant dans le fonds de dotation « Etang de Berre, notre patrimoine »

Effectivement, l'importance de ce projet requiert à mes yeux un engagement à la hauteur de l'intérêt du projet et de la volonté du Crédit Mutuel Méditerranéen de s'y impliquer concrètement. La mission du Crédit Mutuel est d'œuvrer pour le développement de l'économie et des territoires. S'agissant de l'étang de Berre, cette mission prend une dimension toute particulière puisque les villes qui jalonnent ce territoire, Istres, Martigues, Miramas, Fos-sur-Mer, Port-de-Bouc… ont accueilli les premières caisses locales de Crédit Mutuel et accompagnés le développement de la Fédération du Crédit Mutuel Méditerranéen. Ces caisses affichent actuellement un taux de pénétration très important, ce qui leur permet de participer pleinement à la vie de ce territoire et de contribuer à son développement, mais aussi à son image dynamique et à sa préservation.

D'où cet engagement ?

Oui, ce fonds de dotation est un outil indispensable pour collecter les fonds, informer et mobiliser tous les acteurs concernés, qu'il s'agisse des entreprises, des associations, mais aussi de la population. C'est l'union de ces forces vives et leur appropriation du projet qui permettra l'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco. Et pour réunir, il faut sensibiliser, expliquer et surtout, gagner la confiance des plus sceptiques. Ce sont là les clés de la réussite.

Vous êtes chaque jour au contact des chefs d'entreprise, que vous disent-ils de ce projet ?

Le patrimoine de l'étang de Berre est indéniable et tous s'entendent à le reconnaître. Aux yeux de certains, il s'agit d'un patrimoine naturel qu'il faut préserver, pour d'autres, il s'agit aussi d'un patrimoine industriel qui donne vie à l'un des bassins d'emplois les plus importants de la région. Cette dualité peut soulever des inquiétudes de part et d'autre, c'est compréhensible si l'on ne connait pas la réalité du projet.

Et que leur répondez-vous ?

Pour ma part, j'explique qu'il ne s'agit ni de figer l'environnement, ni de nuire au développement économique, mais bien de défendre cette double personnalité qui rend unique ce territoire. Et j'ajoute que les demandes de l'Unesco ne sont pas de nature à bouleverser l'existant. Bien au contraire, elles s'inscrivent en droite ligne des mesures prises depuis plusieurs années par les municipalités et les entreprises. Maintenir le caractère exceptionnel de ce site classé, c'est aussi offrir aux entreprises de ces territoires de nouvelles opportunités de développement tout en respectant la beauté et la richesse de cet environnement.

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